Gestionnaire de la communication
TECHNOSERVE
Divo
il y a 1j
source : offre-emploi.ci

1. INTRODUCTION

Avec 37% de la production mondiale, la Côte d’Ivoire est le premier pays producteur et exportateur de cacao. Toute initiative visant le développement durable de cette filière à l’échelle mondiale nécessite inéluctablement une intervention impliquant cet acteur incontournable.

Le besoin de soutenir la durabilité de la filière devient une question d’urgence car la Côte d’Ivoire, loin d’avoir atteint son plein potentiel en matière de production de cacao, est affaiblie par plusieurs défis récurrent tels que le vieillissement des vergers, l’absence de maturité des organisations de producteurs ainsi que l’émergence de nouveaux pays producteurs de cacao.

A ces défis connus, il faut ajouter la maladie du swollen shoot qui est passée à la phase endémique vu qu’elle a affecté des superficies de plus en plus croissantes de vergers ivoiriens ces deux dernières années.

L’organisation des producteurs a été identifiée comme un maillon clé de la chaine de valeur sur lequel il serait particulièrement pertinent d’intervenir.

D’où la mobilisation exceptionnelle de l’organe de régulation qu’est le Conseil du Café-Cacao pour l’appui aux sociétés coopératives afin qu’elles connaissent un essor durable.

Une analyse des acteurs de production du cacao ivoirien traduit bien le fait qu’une bonne majorité (60%) des exportations reste produite par des groupes de producteurs ainsi que par les sociétés coopératives.

Cependant, seuls 30% des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire sont organisés en sociétés coopératives dont un tiers seulement sont fonctionnelles.

L’évolution du cadre législatif et réglementaire, le retrait de l’Etat des filières de production et la nécessaire responsabilisation de chaque acteur de la filière ivoirienne, a conduit les parties prenantes du milieu rural à mieux se restructurer.

Ainsi, les producteurs de cacao ont été sensibilisés à la nécessité de constituer une force de travail commune, qui s’entraide grâce l’organisation en groupements de producteurs

sous forme de société coopérative pour la mise en commun du savoir-faire et des techniques d’exploitation, l’achat collectif des intrants et la vente groupée de production.

Une telle organisation aurait le potentiel de réaliser des gains substantiels et des économies d’échelle sur l’achat groupé des intrants.

Pourtant, peu d’expériences probantes de bonne organisation existent à ce jour.

Ainsi, malgré les efforts, la minorité de producteurs regroupés dans ces sociétés coopératives cacaoyères rencontre d’importantes difficultés, allant de la structure et la gestion interne à l’accès aux services et aux liens avec le marché du cacao en général.

Ce manque de professionnalisation des sociétés coopératives limite aussi leur capacité à subvenir aux besoins des producteurs de cacao au-delà de la simple activité d’achat et vente de cacao comme par exemple l’approvisionnement en intrants, la formation sur les bonnes pratiques agricoles ou encore la nécessité de fournir des services communautaires.

En particulier, les difficultés rencontrées par les sociétés coopératives comprennent :

  • la mauvaise gestion et gouvernance de la société coopérative : la plupart des dirigeants des groupements n’ont pas reçu de formation de base initiale en gestion et management
  • les problèmes de sécurité liés à la circulation de sommes importantes en espèces lors des cycles de paiement
  • le manque de prestataires de services de qualité (ex : la location de véhicules ou la fumigation) accessibles aux membres de la société coopérative à un coût raisonnable
  • la part non-négligeable de la production des membres vendue à des acheteurs autres que la société coopérative souvent à un prix inférieur pour répondre aux besoins urgents de liquidité des producteurs
  • Le Groupe CEMOI, qui a un intérêt particulier à la durabilité de la production d’un cacao de qualité dans en Côte d’Ivoire a par conséquent initié le Programme TRANSPARENCE CACAO dont l’objectif est de renforcer la qualité du cacao, sa traçabilité, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de vie des planteurs ainsi qu’aux efforts de protection de l environnement.

    Le programme TRANSPARENCE CACAO comprend donc plusieurs volets dont celui de la professionnalisation des sociétés coopératives qui est directement lié au processus de renforcement des capacités des regroupements de producteurs.

    CEMOI CI , par le truchement de l’initiative portée par le Groupe CEMOI, souhaite bénéficier de l’expertise de l’ONG TECHNOSERVE pour la mise en œuvre du Volet Professionnalisation des Organisations des producteurs du Programme TRANSPARENCE CACAO .

    Pour TECHNOSERVE, améliorer l’organisation des producteurs implique une consolidation des capacités de gestion stratégique et financière, de leadership et de gouvernance chez les dirigeants.

    Une démarche comprenant le diagnostic des points forts et faibles à adresser suivi de la formation, le coaching et le suivi opérationnel adapté aux besoins de chaque société coopératives et conçue spécifiquement pour le secteur cacaoyer ivoirien est essentielle pour palier à ces manques et assurer l’adoption de meilleures pratiques de gestion quotidienne dans les sociétés coopératives.

    En dépit des nombreux défis, la réussite de ces sociétés coopératives est possible et peut stimuler la production de cacao en Côte d’Ivoire tout en contribuant à la réduction des risques confrontés par le secteur mondial du cacao.

    L’objectif final étant d’aider les petits producteurs et leur communauté en améliorant la qualité de la production.

    Pour ce faire, TECHNOSERVE propose les démarches suivantes :

  • pour les dirigeants de la société coopérative : faire un diagnostic afin d’identifier les difficultés et mener une formation spécifiquement adaptée aux performances de la société coopérative couplée à un coaching intensif pour assurer un démarrage effectif de l’opérationnalisation des acquis.
  • pour les membres actifs (délégués et / ou membres du comité de surveillance) : sensibiliser ce groupe aux avantages de l’adhésion à la société coopérative, l’importance de la participation de tous aux efforts de son développement durable, l’importance de la communication fluide et de la transparence de la gestion de cette société coopérative et ce dans l’optique d’améliorer significativement, à terme, leur engagement au sein de ladite société coopérative.
  • pour les entrepreneurs et prestataires de services locaux : donner une formation visant à soutenir la diversification et l’amélioration de la qualité des services destinés aux membres des sociétés coopératives.
  • Cette formation facilitera l’accès des producteurs à des services proposés par la société coopérative ou par des tiers travaillant pour le compte des sociétés coopératives bénéficiaires.

    Ces axes d’intervention se matérialisent par l’organisation de sessions de formation et de coaching pour les dirigeants des sociétés coopératives.

    Au niveau des membres, il s’agit plutôt d’organiser une journée de formation, de sensibilisation et de motivation dans une des sections de chaque société coopérative bénéficiaire du programme.

    2. INTERVENTION DE TECHNOSERVE DANS TRANSPARENCE CACAO

    L’intervention de TechnoServe dans le cadre du programme Transparence Cacao initié par CEMOI et cofinancé par plusieurs partenaires dont, le Conseil du Café-Cacao, a pour but d’accompagner les sociétés coopératives partenaires de CEMOI dans leur processus de professionnalisation.

    La deuxième année de mise en œuvre de l’intervention de TechnoServe a été marquée par la finalisation des activités de la vague 1 (09 sociétés coopératives dont 04 suspendues et 1 sorti du projet), la poursuite de celles de la vague 2 (07 sociétés coopératives) et le démarrage effectif d’une nouvelle intervention auprès de 09 sociétés coopératives constituant la vague 3.

    L’intervention de TechnoServe auprès des sociétés coopératives Espoir de la vague 1 s’est officiellement achevée en Août 2019.

    Quant aux sociétés coopératives Pro de la même vague, cette intervention s’est achevée cinq (05) mois plutôt avec la réalisation du diagnostic final.

    Les résultats obtenus ont relevé des écarts significatifs entre les notes initiales et finales des sociétés coopératives concernées.

    En effet, après l’arrêt de l’intervention de TechnoServe dans les sociétés coopératives CAGB et SOCOOPAGAGNY, celles-ci bien que classifiées Pro à l’initiative ont régressé et s’apparentent à des sociétés coopératives dites Espoir comme le montre les notes pour CAGB (de 4.

    0 à 3.1) et pour SOCOOPAGAGNY (de 4.5 à 3.4). Cependant, pour les deux (02) autres sociétés coopératives de la même catégorie, on constate que ECAKOG a progressé de 3.

    4 à 4.7 et SCOOPAKAM de 3.3 à 4.4.

    Mieux, ces deux dernières sociétés coopératives avaient un statut de Pro contredit par les résultats des diagnostics initiaux réalisés avec l’outil de Scope Insight en début de projet.

    Ainsi les nouvelles notes obtenues au final traduisent d’excellentes performances réalisées par ECAKOG et SCOOPAKAM. La conduite de leur processus de renforcement des capacités à son terme a eu une incidence favorable à la réalisation de cette performance.

    Pour ce qui concerne les sociétés coopératives Espoir de la même vague, les visites de coaching ont favorisé la finalisation des derniers livrables avant de faire les diagnostics finaux dont les rapports sont en cours d’édition par scope insight.

    Au niveau de la vague 2, la troisième session de renforcement de capacité des dirigeants et membres de centres de services qui clôture les formations, a été réalisée après la reprise des coachings.

    Hormis les sociétés coopératives, YOMIDEFE et SOCOPASG où les absences régulières des dirigeants respectifs (PCA et directrice) aux séances de coaching ont entrainé un retard dans la validation et la mise en œuvre des outils de gestion.

    Les autres sociétés coopératives restantes se sont approprié ses outils en veillant à la bonne fonctionnalité des organes de gestion et à une meilleure utilisation de leurs ressources financières, humaines et logistiques.

    En outre, avec l’intervention de TechnoServe, certaines ont opéré des changements notamment la construction de locaux adéquats à titre de bureaux (SCOOPAZEG, ECOODI, SCOOPRAH et COOPAGO) et le recours à des fonds privés pour financer la campagne ou au crédit-bail pour acquérir des équipements (IVOIRE WASSA) afin de devenir de véritables acteurs de développement socio-économique dans leurs localités respectives.

    Quant à la vague 3, les trois (03) sessions de formation des dirigeants et membres de centres de services ainsi que la journée de formation des membres, ont été réalisées et le coaching de proximité se poursuit avec l’élaboration très attendue des livrables et leurs validations.

    Malgré le bas niveau de structuration et de non-fonctionnalité des organes de gestion, la transparence dans la communication vis-à-vis des coachs et des membres est de mise pour l’ensemble des dirigeants des sociétés coopératives concernées.

    En effet, depuis le début de l’accompagnement de TechnoServe, les dirigeants sont ouverts, motivés et disponibles telle que le démontre leur taux de participation de 100% à toutes les sessions de formations.

    En sus de cet engouement, ils optent pour l’idée de recourir à d’autres moyens de financement tels que l’épargne et le crédit-bail pour améliorer davantage leurs performances.

    En définitive, nous relevons que l’ensemble des sociétés coopératives sont unanimes sur le besoin de sentir une attention particulière de la part de CEMOI au niveau de leurs relations commerciales et du conseil Café Cacao pour le règlement de leurs requêtes sur la péréquation afin de soutenir durablement leurs différents processus de professionnalisation qui facilitera l’émergence de sociétés coopérative leaders dans leurs régions respectives.

    Objectif Général :

    Œuvrer pour une amélioration significative de la sécurisation de l’engagement et de la motivation des membres ainsi que des dirigeants des sociétés coopératives.

    Objectifs spécifiques :

  • 1- Décrire les innovations en matière d’approche de renforcement apportées par TechnoServe ;
  • 2- Capitaliser les expériences et l’impact de ces innovations sur les niveaux de motivation des membres et des dirigeants des sociétés coopératives bénéficiaires ;
  • 3- Faire des recommandations en termes d’outils appropriés pour communiquer sur cette valeur ajoutée additionnelle de TechnoServe.

    4. RESULTATS ATTENDUS

    1- Un élément audiovisuel :

  • a. Capitalisant les expériences liées aux innovations apportées par TechnoServe dans l’approche originelle de renforcement des capacités des dirigeants des sociétés coopératives ;
  • b. suggérant des améliorations ou d’autres innovations majeures afin de sécuriser davantage l’engagement et la motivation des dirigeants et des membres des sociétés coopératives ;
  • 2- un rapport capitalisant les principales recommandations des acteurs interviewés et faisant des suggestions en termes de stratégie et d’outils de communication sur ces innovations pour TechnoServe.

  • Les produits de ce stage demeurent la propriété exclusive de TechnoServe.
  • Seul le rapport peut faire l’objet d’une diffusion large en format synthétique et avec l’approbation préalable de TNS.
  • 5. ACTIVITES

  • 1- Travaux de recherches et interviews des acteurs concernés ;
  • 2- Revue documentaire et missions d’investigation sur le terrain ;
  • 3- Rédaction globale du rapport de stage ;
  • 4- Assistance pour la conduite des activités de l’équipe projet de TechnoServe.

    Niveau Formation :

  • Personne disponible, dynamique et dévoué(e) ;
  • Diplôme Bac + 3 minimum d’école d’agronomie, ou équivalant exigé.
  • Expérience :

  • Homme / Femme de terrain, orienté vers les résultats, autonome et doté de bonnes qualités de communication orale et écrite
  • Aptitudes :

  • Bonne compréhension du fonctionnement des organisations à but non lucratif
  • Rigueur, sociale, travail d’équipe
  • Capacité à travailler sous pression et dans un environnement multiculturel.
  • Bonnes connaissance en rédaction de rapports d’activités et de gestion budgétaires.
  • Bonnes compétences en communication (orale et écrite) et en relations interpersonnelles ;
  • Parfaite maîtrise du français exigée ;
  • Connaissances en informatique indispensables (MS Office / Windows)
  • Bonne connaissance des villes de la cote d’ivoire (Optionnel)
  • Connaissance de la zone et des langues locales (Optionnel)
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