Un consultant national
ICTJ
Abidjan
il y a 3j
source : offre-emploi.ci

recrute

UN CONSULTANT NATIONAL pour l’EVALUATION FINAL d’un PROJET

TERMES DE REFERENCE

  • INTRODUCTION
  • Le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) sollicite les services d’un consultant pour mener une évaluation finale d’un projet exécuté en Côte d’Ivoire intitulé Soutenir la participation des jeunes à la prévention de la répétition des atrocités de masse en Côte d’Ivoire.

  • Financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF), l’objectif global du projet est de contribuer à renforcer la participation de la jeunesse ivoirienne à la définition de stratégies pour surmonter les séquelles du conflit et contribuer à une paix durable.
  • Le projet vise également à développer leur capacité à intégrer le débat national sur la cohésion sociale. Le projet a duré 18 mois, commençant en janvier 2019 et se terminant en juin 2020.

    L’ICTJ aide les sociétés à concevoir et à mettre en œuvre des approches de justice transitionnelle pour lutter contre les causes et remédier aux conséquences de violations massives des droits humains, afin d’empêcher qu’elles ne se reproduisent et jeter ainsi les bases d’une paix durable.

    L’approche de l’ICTJ consiste à commencer par analyser le contexte dans lequel les demandes de justice sont formulées ou certaines mesures sont proposées.

    En fonction des besoins et des opportunités que le contexte spécifique offre, notre objectif est de travailler à la fois avec d’une part les victimes et d’autres groupes de la société civile ( détenteurs de droits ) et d’autre part avec l’Etat et les autres institutions étatiques (détenteurs de devoirs) et faire travailler ensemble ces deux parties pour faire avancer les solutions de justice transitionnelle.

    En tant qu’organisation travaillant directement sur le terrain, effectuant des recherches et informant la réflexion au niveau politique, nous articulons les enseignements tirés et identifions les tendances émergentes de notre travail sur le terrain dans plus de 50 pays, afin de produire des analyses et des recommandations pertinentes et opportunes en des endroits aussi variés que la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Liban et le Canada et bien sûr la Côte d’Ivoire nous avons reconnu l’importance et le potentiel de l’engagement des jeunes pour faire avancer les initiatives de consolidation de la paix après la violence ou la répression.

    Résumé du contexte

    Alors que la Côte d’Ivoire se prépare pour de nouvelles élections en 2020, l’on observe des tensions économiques et sociales persistantes qui se manifestent par des conflits communautaires et des affrontements inter-ethniques récurrents.

    Ces tensions créent un contexte dangereux, qui a déjà mené par le passé à une grave crise post-électorale. A travers son travail en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde, l’ICTJ a souvent vu les jeunes être des acteurs essentiels du changement, grâce à un intérêt immense pour l’avenir et un potentiel vaste et souvent inexploité pour défier et mettre fin aux cycles de violence.

    Afin de contribuer à prévenir la violence électorale récurrente, ce projet améliorera la participation des jeunes ivoiriens à la définition de stratégies qui diminuent les facteurs du conflit.

    Le projet vise également à développer leur capacité à intégrer le débat national sur la cohésion sociale.

    Le projet s’appuie sur la grande expérience de l’ICTJ ainsi que son réseau et la confiance que l’organisation a développé avec les parties prenantes du projet depuis 2013.

    Le projet initiera le changement en alignant les recommandations des jeunes sur les stratégies nationales de consolidation de la paix, en utilisant des chansons, la radio et des stratégies de sensibilisation basées sur les médias sociaux, et en incorporant la responsabilité et la reconnaissance en vue de contribuer à la non-récurrence et promouvoir la cohésion sociale.

  • Objectifs
  • L’objectif général de ce projet est de renforcer la participation des jeunes ivoiriens à la définition de stratégies visant à surmonter l’héritage des conflits et à contribuer à une paix durable.

    Bien que l’ICTJ estime que les jeunes sont des agents de changement, nous reconnaissons que les jeunes peuvent avoir besoin d’aide pour créer ce changement en raison des violences passées.

    Les jeunes en Côte d’Ivoire ont été systématiquement ralliés et recrutés par des leaders politiques pour protester violemment et s’engager dans des conflits.

  • L’ICTJ s’emploie à doter les jeunes des outils et des connaissances critiques pour résister à la manipulation lors du prochain cycle électoral ;
  • avoir accès à un espace pour une participation significative et pacifique à l’initiative de cohésion sociale ; défendre leurs besoins et promouvoir leur inclusion ;
  • et réclamer la reconnaissance des abus passés pour favoriser une cohésion sociale durable. Les jeunes eux-mêmes ne peuvent pas répondre aux griefs laissés par un processus partiel de justice transitionnelle ou par la marginalisation économique continue.

    Cependant, ils peuvent effectivement plaider pour que le gouvernement s’attaque à ces problèmes et proposer des initiatives visant à promouvoir la cohésion sociale en s’attaquant aux problèmes et aux tensions non résolus.

  • Résultats attendus
  • Résultat 1 : Les jeunes leaders seront en mesure de formuler des propositions et des demandes auprès des autorités étatiques, des leaders communautaires et des chefs religieux sur la base d’une évaluation rigoureuse des différents obstacles auxquels ils sont confrontés.

    Alors que les jeunes sont des moteurs essentiels du changement et offrent souvent le plus grand potentiel de contestation et de mettre fin aux cycles de violence, l’ICTJ vise à canaliser leur pouvoir de transformation et leur organisation de manière productive et pacifique.

    À cette fin, l’ICTJ fournira un appui technique et un renforcement des capacités aux jeunes leaders afin qu’ils identifient et articulent clairement les obstacles auxquels ils sont confrontés.

    L’ICTJ organisera des ateliers et créera des espaces de discussion et de consultation dans les régions cibles afin de mieux faire comprendre aux jeunes la nécessité de créer de l’espace et l’importance de leur participation, notamment celle des jeunes femmes, aux initiatives de cohésion sociale.

    Les jeunes identifieront les obstacles sociaux et culturels qui entravent leur participation et les moyens par lesquels les communautés pourraient gérer les besoins et les frustrations des jeunes et proposer éventuellement des solutions.

    Les jeunes intégreront les résultats de ces discussions dans des activités telles que les programmes de discussion à la radio et le dialogue communautaire.

    Le RAJP aidera à identifier et à sélectionner 25 jeunes leaders, dont 40% de jeunes femmes. Les jeunes feront des propositions concrètes pour surmonter les obstacles à leur participation, spécifiques au débat national et aux initiatives concernant la cohésion sociale.

  • De plus, l’ICTJ fournira un soutien technique pour publier ces résultats dans un rapport comprenant des expériences comparatives des jeunes sur les initiatives de cohésion sociale, des analyses, des attentes et des recommandations pour faire face aux obstacles les plus pressants dans l’exercice des droits des jeunes et des jeunes femmes ;
  • et comment prévenir et gérer les conflits au sein de la société (notamment dans les domaines de l’éducation, de la famille, de la communauté et de la politique).

    Le rapport sera lancé dans le cadre d’un événement réunissant des jeunes, des décideurs politiques, des leaders communautaires, des chefs religieux, des représentants de la société civile, des ONG internationales et des médias afin de maximiser la visibilité.

    Le RAJP et FDPCI organiseront des émissions de radio sur le contenu des recommandations du rapport et diffuseront des discussions entre les décideurs et les jeunes concernant leur mise en œuvre.

    Résultat 2 : Les jeunes ivoiriens, en particulier les jeunes femmes, auront le soutien nécessaire pour pouvoir participer aux initiatives locales visant à prévenir la résurgence de la violence chez les jeunes dans leurs communautés.

    Après une compréhension claire des obstacles, des demandes et des recommandations, le projet travaillera avec les jeunes pour développer des stratégies pour faciliter leur participation et plaider en faveur de leurs recommandations et demandes.

    L’ICTJ, FDPCI et le RAJP visiteront des régions cibles et, avec des leaders de jeunes identifiés, mèneront des dialogues avec leurs pairs.

    Cela impliquera des personnes focales du RAJP établissant trois groupes de discussion ad hoc dans chaque région, y compris un pour les jeunes femmes, afin de se consulter sur les problèmes locaux auxquels sont confrontés les jeunes et de déterminer les autorités appropriées.

    À la suite de ces discussions, nous établirons des plateformes sur les réseaux sociaux pour discuter des problèmes et faire le monitoring de la cohésion sociale dans leurs communautés.

    Le projet continuera à mettre l’accent sur les jeunes femmes dont l’expérience de la crise et les agences de promotion de la non-récurrence est souvent méconnue.

    Alors que les jeunes en général rencontrent des obstacles à leur participation à des forums sociaux et politiques actifs, les jeunes femmes se heurtent à des obstacles supplémentaires dans une société profondément patriarcale.

    Celles-ci limitent l’inclusion et la voix des femmes en fonction de leur sexe et ignorent leur expérience différentielle de la crise et de la violence.

    L’ICTJ, FDPCI et le RAJP organiseront une table ronde explicitement axée sur les expériences des jeunes femmes et élaboreront des propositions, en tenant compte des mesures adaptées à leurs expériences et à leurs besoins, pour faciliter leur participation aux initiatives de cohésion sociale.

    Les résultats de ces discussions avec les jeunes et les jeunes femmes seront intégrés dans les plans de plaidoyer élaborés par les jeunes pour impliquer les parties prenantes, notamment les leaders mentionnés dans les précédents résultats, les autorités nationales et la communauté diplomatique sur les défis et les solutions qu’ils auront identifiés afin de promouvoir la participation à des initiatives locales et à la prévention de la résurgence de la violence chez les jeunes dans leurs communautés.

    Au cours des activités avec les leaders locaux, communautaires et religieux, les jeunes femmes joueront un rôle de premier plan en présentant leurs propositions et en discutant de la manière de mieux garantir l’égalité des sexes.

    La sélection des leaders communautaires comprendra des leaders traditionnels, religieux et féminins, ainsi que des membres du conseil municipal ou d’autres structures officielles.

    Pour soutenir la capacité d’influencer les dirigeants locaux et nationaux, le projet enregistrera des programmes de radio trimestriels entre les jeunes, la société civile et les autorités locales sur la participation des jeunes femmes, la radicalisation politique, la marginalisation, leurs besoins et leurs attentes.

    Afin de faciliter davantage la discussion au-delà des programmes radiophoniques, le RAJP et la FDPCI organiseront des groupes d’écoute entre les jeunes pour engager la discussion, éventuellement avec la participation des autorités locales, soit des communautés ethniques, religieuses ou politiques.

    Résultat 3 : Les leaders de jeunesse engageront un dialogue direct avec les autorités pour faire avancer la redevabilité, la participation et l’inclusion.

    Les jeunes seront dotés de stratégies pour faire face aux héritages du passé, notamment la marginalisation et la manipulation des jeunes et, avec le soutien de l’ICTJ, engageront les principales parties prenantes à discuter des solutions proposées.

    Dans chacune des régions où le projet sera mis en œuvre, les jeunes rencontreront des autorités clés, notamment le préfet, le sous-préfet, les maires, les leaders des différentes communautés ethniques et religieuses.

    Les jeunes présenteront leurs propositions et discuteront de la manière dont leurs initiatives peuvent être mises en œuvre conjointement avec les autorités, en mettant l’accent sur les propositions des leaders féminins et en répondant à la discrimination fondée sur le genre.

    Grâce à un dialogue entre les deux groupes, nous visons à obtenir l’engagement des autorités compétentes à l’inclure dans le rapport final.

    Au niveau national, l’ICTJ facilitera les réunions bilatérales entre le RAJP et les autorités étatiques, les chefs religieux nationaux et les représentants du conseil national de la communauté et des chefs ethniques pour discuter des résultats du rapport et présenter les observations et recommandations des jeunes et envisager comment ils pourraient résoudre ces problèmes.

    Nous mettrons en place une équipe de plaidoyer RAJP-ICTJ pour organiser ces réunions avec les autorités étatiques afin de garantir une forte représentation des jeunes femmes et des filles.

    Des réunions avec la société civile et des ONG internationales viseront à nouer des alliances, et à sensibiliser et encourager la protection des jeunes, la participation à la politique et la cohésion sociale.

    Des réunions avec des associations de jeunes discuteront de la reconnaissance et de la redevabilité politiques, des réparations symboliques, la radicalisation en politique.

    Le RAJP et l’ICTJ visiteront des régions cibles pour sensibiliser les jeunes et les communautés à la paix, à la prévention des conflits, à l’égalité du genre et à la participation des jeunes femmes aux initiatives de cohésion sociale locale.

    Cette tournée inclura le groupe de RAJP interprétant des chansons sur la participation des jeunes femmes et la cohésion sociale.

    Le but ultime est d’accroître la capacité des jeunes des communautés ciblées à réfléchir de manière critique et à accroître progressivement leur participation à la prise de décision tout en résistant à la violence.

    Le projet catalysera l’engagement des jeunes en Côte d’Ivoire et utilisera des programmes innovants en utilisant la musique, la radio et les réseaux sociaux pour atteindre, communiquer et engager la jeunesse ivoirienne.

    Comprendre la jeunesse et la riche tradition artistique et musicale en Côte d’Ivoire, la pertinence culturelle du projet visera à maximiser la quantité et la qualité de la participation des jeunes au projet.

    Cette approche intéressera les jeunes par des moyens alternatifs, plus accessibles aux jeunes, et encouragera leur participation sans entraves, en veillant à ce que leurs recommandations répondent aux besoins des jeunes et encourage l’inclusion de plus de voix.

    Ce projet fournira une plate-forme aux jeunes pour engager un dialogue avec leurs pairs sur la prévention et la résolution pacifique des conflits dans leurs communautés, ainsi qu’une plate-forme permettant aux jeunes d’exiger la responsabilité, le dialogue et la transparence des dirigeants politiques.

  • Activités du projet
  • Résultat 1 : Les jeunes leaders auront la capacité de présenter aux autorités étatiques, aux leaders communautaires et au leaders religieux des propositions et des réclamations basées sur une évaluation solide des obstacles auxquels ils sont confrontés

    A1.1.1 : Discussions avec les jeunes leaders.

    A1.1.2 and 1.1.3 : Ateliers consultatifs dans les régions ciblées (San Pedro, Bouaké, Korhogo, Man et Duékoué, ainsi que Yopougon et Abobo à Abidjan)

    A1.2.1 : Production d’un rapport

    A1.2.2 : Publication d’un rapport

    A1.3.1 : Débat radiophonique sur le contenu du rapport

    Résultat 2 : Les jeunes ivoiriens, notamment les jeunes femmes, bénéficieront du soutien nécessaire à leur participation aux initiatives locales de prévention de la résurgence de la violence impliquant les jeunes dans leurs communautés

    A2.1.3 : Suivi des opinions et des inquiétudes des jeunes.

    A2.2.1 : Discussion lors d’une émission radio locales

    A2.1.2 : Dialogues communautaires entre jeunes (régions)

    A2.1.1 : Dialogues communautaires entre jeunes (Abidjan)

    A2.3.1 : Table ronde sur les défis inhérents à la participation des jeunes femmes

    Résultat 3 : Les jeunes leaders s’engageront dans un dialogue direct avec les autorités pour situer les responsabilités et améliorer la participation et l’inclusion.

    A3.1.1 : Rencontres bilatérales avec les autorités locales (religieuse, ethniques, sociales ou civiles) dans chaque région, incluant des femmes leaders

    A3.1.2 : Rencontres bilatérales avec les autorités étatiques

    A3.1.3 : Rencontres avec les organisations de la société civile, les leaders religieux nationaux, les chefs nationaux des ethnies ou les ONG internationales et les organisations de jeunes.

    A3.1.4 and 3.1.5 : Tournée culturelle et artistique pour sensibiliser à la protection des jeunes (Abidjan et régions).

  • OBJECTIFS DE L’EVALUATION
  • Le consultant fournira à l’ICTJ et ses partenaires une évaluation globale de la mise en œuvre du projet Soutenir la participation des jeunes dans la prévention de la répétition des atrocités de masse en Côte d’Ivoire , notamment du point de vue de sa pertinence, son efficacité, son efficience, sa durabilité et son impact selon les critères d’évaluation de l’OECD-DAC.

    L’accent sera mis en particulier sur l’évaluation des résultats obtenus à la fin du projet.

    La présente évaluation vise également à enrichir la base de connaissances sur la mise en œuvre des programmes de consolidation de la paix en vue de fournir des informations aux décideurs politiques afin d’améliorer les futurs programmes dans ce domaine.

    Pour ce faire, il s’appuiera sur l’analyse des réalisations de la mise en œuvre du projet et de leurs contributions aux objectifs de développement de la Côte d’Ivoire et identifiera les éventuelles mesures à prendre pour assurer la pérennité des réalisations.

    Le consultant fournira également des recommandations sur la façon dont l’ICTJ peut améliorer et adapter son approche pour les futurs programmes, y compris des suggestions d’innovation ou de meilleures pratiques.

    Les principaux destinataires du rapport d’évaluation sont le Centre International pour la Justice Transitionnelle (ICTJ) et ses partenaires d’exécution : le Réseau Action Justice et Paix (RAJP), l’ONG Femme Débout pour le Progrès en Côte d’Ivoire (FDPCI) ainsi que l’agence donatrice : le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (UNPBF) et le bureau du Coordinateur Résident des Nations Unies à Abidjan.

    Le processus d’évaluation du projet sera dirigé par le comité de gestion de l’évaluation qui fournit l’orientation globale et les conseils relatifs à la conduite de l’évaluation.

    Le comité de gestion est composé de l’équipe pays de ICTJ en Côte d’Ivoire ; du Spécialiste en Évaluation au siège de ICTJ à New York, des chargés de suivi et évaluation du RAJP, FDPCI, et le PBF (à travers le secrétariat technique du PBF basé à Abidjan).

    Le comité de gestion contribuera au processus de rédaction des TDR, la sélection du consultants (analyse des offres, etc.

    la validation de la méthodologie, la validation du rapport d’évaluation, garantir l’indépendance de l’évaluation ; et d’assurer la diffusion des conclusions et recommandations de l’évaluation.

  • PORTEE DE L’EVALUATION
  • L’évaluation portera sur toute la période de mise en œuvre du projet (du 1er janvier 2019 au 30 juin 2020) et couvrira ses principaux groupes cibles, notamment les jeunes (étudiants, élèves, jeunes déscolarisés, membres d’associations locales de jeunesse, jeunes syndicalistes;
  • membres de la jeunesse communale; jeunes membres de partis politiques; etc.), autorités administratives et politiques au niveau national, local, chefs traditionnels et religieuses, organisations de jeunes femmes et autres groupes de la société civile.

    L’évaluation couvrira toutes les zones de mise en œuvre du projet : Abidjan (Abobo et Yopougon), Bouaké, Korhogo, Man, Duekoué et San Pedro.

    Le consultant doit effectuer les tâches suivantes :

  • Mesure des indicateurs clés du projet
  • La liste des indicateurs à mesurer est fournie à l’annexe B ( Cadre de résultats du projet ) du document de projet.

  • Critères d’évaluation et questions clés d’évaluation
  • Le consultant devrait répondre aux questions d’évaluation clés ci-dessous et fournir des recommandations pour améliorer la pertinence, l’efficience, l’efficacité et l’impact du projet.

    Pertinence :

  • La stratégie et l’approche du projet étaient-elles pertinentes compte tenu du contexte politique en Côte d’Ivoire et des priorités de la consolidation de la paix du moment ?
  • Est-ce que le cadre de résultats est adaptée à son objet ? la théorie de changement est-elle clairement articulée en reliant les ressources et les activités aux extrants, les effets et l’impact ?
  • Est-ce que le projet est aligné sur les politiques nationales ?
  • Dans quelle mesure les choix stratégiques répondent aux préoccupations prioritaires des principaux acteurs locaux ?
  • Dans quelle mesure le projet a-t-il répondu aux besoins des bénéficiaires cibles ?
  • Les activités du projet ont-elles permis de répondre aux besoins réels des jeunes (et jeunes femmes) en termes de prévention des conflits et de consolidation de la paix dans la zone d’intervention ?
  • La stratégie, l’approche et les activités du projet ont-elles pris en compte la dynamique de genre en Côte d’Ivoire et s’y sont-elles adaptées ?
  • Efficacité :

  • Dans quelle mesure le projet a-t-il atteint les objectifs et les résultats ou effets escomptés qu’il ciblait ?
  • Les résultats étaient-ils différents pour les bénéficiaires de sexe différent ?
  • Quels facteurs, internes et externes, ont contribué à la réalisation et / ou à l’échec de l’objectif du projet, des objectifs spécifiques et des résultats attendus ? Comment ?
  • Dans quelle mesure la stratégie de partenariat a-t-elle influencé l’efficacité du projet : y avait-il une bonne synergie sur le terrain entre les partenaires d’exécution pour un meilleur effet du projet ?
  • Dans quelle mesure le soutien de l’ICTJ et de ses partenaires a-t-il été perçu comme utile et pertinent par les différents bénéficiaires cibles ?
  • Comment les connaissances et les capacités (formations et conseils techniques) ont-elles été fournies aux bénéficiaires dans le cadre de leur travail ?
  • Quelles preuves étayent cela ?

  • Quels résultats inattendus (positifs et négatifs) le projet a-t-il engendrés ?
  • Dans quelle mesure le mécanisme de planification des résultats est-il fiable de manière à permettre que des liens de causalité soient bien établis ?
  • Dans quelle mesure les systèmes de planification, de suivi et de rapportage sont-ils appropriés ?
  • Dans quelle mesure les processus et la qualité de collecte et d’utilisation des données pour des décisions programmatiques et de gestion sont-elles appropriées ?
  • Efficience :

  • Dans quelle mesure ce projet a-t-il été mis en œuvre et géré de manière efficace et opportune conformément à la conception du projet ?
  • Dans quelle mesure les résultats ont-ils été atteints avec la plus faible utilisation possible des ressources / intrants (fonds, expertise, temps, coûts administratifs, etc.) ?
  • Quelle a été le niveau de collecte des données par le projet lui-même et est-ce que l’approche de suivi-évaluation a été suffisante pour avoir les données nécessaires et pour les utiliser pour la gestion et les ajustements du projet (management / ajustements) ?
  • Durabilité :

  • Quelle est la probabilité que les avantages du projet soient maintenus sur le long terme et d’une manière qui résiste aux risques après que le projet soit terminé ?
  • Quel est le niveau d’appropriation de la partie nationale ?
  • Y a-t-il l’appropriation locale et pour les différentes parties du projet ?
  • Dans quelle mesure ICTJ accorde suffisamment d’attention au renforcement de l’environnement pour le développement durable, y compris les activités de renforcement des capacités suffisantes pour que les parties prenantes locales puissent poursuivre leurs activités sans un soutien des partenaires financiers ?
  • Quels sont les principaux facteurs qui ont influencé (ou peuvent influencer) la réalisation ou la non-réalisation de la durabilité du projet ?
  • Impact

  • Quels sont les effets positifs et négatifs, primaires et secondaires à long terme produits par le projet, directement ou indirectement ?
  • NB : L’évaluation ne sera pas en mesure d’évaluer pleinement l’impact du projet compte tenu de sa durée et du fait que l’évaluation intervient pendant que le projet est encore en cours.

    Mais elle répondra aux questions suivantes, qui permettront d’identifier les effets immédiats du projet, qui détermineront l’impact sur le long terme :

  • Quels sont les effets intentionnels et non intentionnels, positifs et négatifs pendant la durée du projet, particulièrement sur la participation de la jeunesse ivoirienne à la définition de stratégies pour surmonter les séquelles du conflit et contribuer à une paix durable.
  • Dans quelle mesure les changements en rapport avec la capacité de la jeunesse ivoirienne à intégrer le débat national sur la cohésion sociale survenus à la suite du projet peuvent-ils être identifiés et mesurés ?
  • Quelle est la preuve que le projet a permis aux jeunes ivoiriens en général et aux jeunes femmes en particulier de contribuer efficacement à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix ?
  • Quelles sont les preuves que le projet a permis aux jeunes ivoiriens en général et aux jeunes femmes en particulier d’accéder aux mécanismes de justice transitionnelle ?
  • Droits de l’homme et égalité des sexes :

  • Quelle contribution le projet apporte à la mise en œuvre des normes pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en côte d’ivoire ?
  • Est-ce que le projet a été mis en œuvre conformément aux droits de l’homme et aux principes de l’efficacité du développement : participation / autonomisation ;
  • Inclusion / non-discrimination ; responsabilité / transparence ?

    La liste des questions n’est pas exhaustive. L’évaluateur pourra engager des discussions avec les parties prenantes et envisager d’ajouter d’autres critères d’évaluation relatifs à la valeur ajoutée du programme, au partenariat, à l’innovation, à la flexibilité, etc.

    et / ou revoir la liste des questions clés ci-dessus définies.

  • APPROCHE ET METHODOLOGIE
  • Le consultant est censé proposer une conception d’évaluation et sélectionner les méthodologies appropriées pour la collecte et l’analyse des résultats.

    Une forte préférence est accordée à une approche mixte qui combine la collecte de données qualitatives et quantitatives.

    L’évaluation comprendra au minimum les approches suivantes :

  • Une revue documentaire : l’évaluation devrait commencer par une analyse approfondie du contexte du programme sur la base d’une étude documentaire de tous les documents pertinents de projet (par exemple, propositions de projet, revues de stratégie, rapports périodiques et d’activités, etc.) ;
  • Entretiens avec différentes parties prenantes du projet (équipe de projet, partenaires locaux du projet, responsables de l’ICTJ, du RAJP, de FDPCI, bénéficiaires du projet, autorités administratives et politiques).
  • Entretiens individuels et focus group : autres acteurs du développement, divers groupes de bénéficiaires (points focaux des organisations partenaires, membres des associations locales de jeunesse, dirigeants des organisations locales de la société civile, chefs traditionnels et religieux, etc.
  • Cette méthode sera utile pour trianguler les informations et interroger un large éventail de parties prenantes.

  • Observations directes sur le terrain concernant la participation des jeunes aux initiatives de prévention des conflits et de consolidation de la paix.
  • L’utilisation d’autres approches qualitatives adaptées aux environnements complexes où des résultats imprévus sont attendus est encouragée (par exemple : changement le plus significatif, cartographie des résultats. Etc.)
  • En raison des conditions du contexte en Côte d’Ivoire, il convient de veiller soigneusement à ne pas nuire, à gérer les attentes des parties prenantes et des personnes interrogées et, dans l’ensemble, à adopter une approche sensible aux conflits dans l’évaluation.
  • IMPORTANT :

  • En raison des mesures actuelles liées à la pandémie de COVID 19, nous encourageons les évaluateurs à envisager des méthodes de collecte de données qui réduisent les risques pour le consultant et les participants.
  • Une attention sera accordée aux candidatures qui présentent des propositions solides pour lutter en toute sécurité contre la pandémie tout en garantissant une méthodologie et une analyse rigoureuses de collecte de données.
  • LIVRABLES
  • Avant le travail de terrain (Délai : 4 jours après le début de la mission) :

  • Élaborer un rapport initial qui décrit en détail le cadre d’évaluation global, la conception, la méthodologie et les protocoles de collecte et d’analyse des données
  • Pendant le travail de terrain (Durée : 15 jours ouvrables) :

  • Mener des entretiens approfondis et d’autres méthodes de collecte de données convenues
  • Stockez et sécurisez toutes les informations collectées sur le projet lors des entretiens
  • Effectuer des vérifications de routine avec le personnel sur le terrain et le comité de gestion de l’évaluation sur l’avancement du travail sur le terrain
  • Pendant l’analyse des données et la rédaction du rapport (Duré : 10 jours) :

  • Tenir l’ICTJ informé de l’avancement de la mission d’évaluation
  • Animer une séance de présentation des résultats préliminaires offrant au comité de gestion de l’évaluation la possibilité d’apporter des contributions et d’autres commentaires aux premières conclusions et autres résultats de l’analyse des données.
  • Rapport provisoire (Délai : 5 jours après le travail de terrain) :

  • Soumettre un rapport provisoire au comité de gestion de l’évaluation pour révisions et commentaires
  • Animer séance de présentation du rapport provisoire au Comité d’évaluation.
  • Rapport final d’évaluation (Délai : 10 jours après la soumission du rapport provisoire)

  • Le rapport d’évaluation sera considéré comme final lorsque le groupe de gestion de l’évaluation estimera que tous les commentaires formulés ont été pris en compte.
  • Le rapport final comprendra les sections suivantes :
  • Résumé exécutif : un paragraphe décrivant le projet ; un paragraphe résumant les approches méthodologiques utilisées ;
  • les principales conclusions, y compris un résumé des cibles et des résultats escomptés ; une conclusion sur la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la durabilité, l’impact et la contribution du projet à la réalisation de l’objectif final.

  • Méthodologie : description de chaque méthode utilisée et des groupes cibles impliqués. Les contraintes, défis et limites méthodologiques devraient également être examinés dans cette section.
  • Constats : une section traitant des questions d’évaluation. Les résultats peuvent être présentés selon des critères d’évaluation.
  • IMPORTANT : Les conclusions doivent être étayées par des preuves. Les indicateurs de projet pertinents qui ont été convenus d’être mesurés doivent être utilisés dans l’analyse sous cette section.

    Lorsque les preuves reposent sur la perception ou la rétroaction des parties prenantes interrogées au cours de l’évaluation, le consultant doit illustrer les principales conclusions avec des citations sélectionnées ou des résumés / traduction soigneux des déclarations faites par les informateurs clés.

  • Recommandations et leçons apprises
  • Annexes : mandat définitif, calendrier d’évaluation, tableau des indicateurs de projet mesurés, liste des personnes interrogées, liste des documents examinés, acronymes et abréviations utilisés, définition opérationnelle des termes, etc.
  • CHRONOGRAMME
  • L’évaluation se déroulera sur une période de 40 jours ouvrables.

    Tâches Délais (nombre de jours) Responsable Phase de préparation et soumission du rapport de démarrage 4 Le Consultant Séance de travail avec ICTJ and ses partenaires 1 Le Consultant Phase de collecte des données, y compris la présentation des résultats préliminaires 15 Le Consultant Phase d’analyse des données, production et présentation du rapport provisoire 10 Le Consultant Rédaction et soumission du rapport final 10 Le Consultant

  • EXIGENCES
  • Qualifications de l’évaluateur :

    Les qualifications clés pour mener à bien cette consultance comprennent :

  • Solide expérience dans la conceptualisation et la conduite d’évaluations de programmes de justice transitionnelle, de droits de l’homme ou de consolidation de la paix dans des contextes post-conflit
  • Grande expérience dans la conduite d’évaluations de programmes complexes dans divers contextes.
  • Bonne connaissance des conventions, concepts et enjeux du genre, être à même d’apprécier l’intégration du genre ;
  • Bonne connaissance des normes et standards d’évaluation du Groupe des Nations Unies pour l’évaluation (GNUE) ;
  • Un diplôme d’études supérieures dans un domaine pertinent (sciences humaines, sociologie, démographie, économie, droit ou autres disciplines connexes, niveau BAC + 5 minimum)
  • Bonne maîtrise des techniques de collecte et d’analyse des données quantitatives et qualitatives;
  • Expérience avec la cartographie des incidences, le MSC et / ou d’autres techniques d’évaluation participative (souhaité)
  • Expérience de travail avec des institutions, des partenaires au développement et des organisations de la société civile, en particulier des organisations de jeunesse et des activistes du genre ;
  • Connaissance et expérience du contexte socio-politique de la Côte d’Ivoire
  • Connaissance des programmes de justice transitionnelle et de prévention des conflits
  • Excellentes compétences en rédaction et communication
  • Faire preuve d’une capacité à produire des résultats de qualité dans les délais impartis et à travailler sous pression ;
  • Avoir une excellente maîtrise du français et bon niveau de l’anglais ;
  • Avoir une bonne maîtrise de l’outil informatique (Internet, World, Excel et Powerpoint);
  • Être libre de tout engagement durant la période de la consultation.
  • PROCEDURE DE SOUMISSION
  • Les candidats intéressés sont appelés à postuler suivant les indications ci-dessous et la date limite indiquée dans l’appel d’offres

    Les paiements seront effectués comme suit :

  • 20% du paiement total à la soumission du rapport de démarrage ;
  • 40% du paiement total à la livraison du rapport provisoire ;
  • 40% du paiement total à la livraison du rapport final d’évaluation.
  • Les candidats intéressés doivent postuler au plus tard le 5 Mai 2020

  • Une lettre de motivation indiquant la disponibilité du consultant durant la période de l’évaluation (avril-mai 2020)
  • CV du / de la consultant(e) n’excédant pas 4 pages.
  • Références de réalisation des missions similaires et contact des organisations pour lesquelles l’évaluateur a réalisé des travaux précédemment.
  • Une offre financière comprenant les honoraires, les frais de conception et de diffusion des outils de collecte de données.
  • Les candidats présélectionnés seront invités à soumettre deux rapports récents d’évaluation dont le candidat a été le principal auteur.
  • Une courte entrevue est prévue pour la sélection finale.
  • Les candidats intéressés peuvent soumettre une lettre de motivation, un curriculum vitae et des coordonnées de trois références adressés au Chef de Mission de l’ICTJ en Côte d’Ivoire à au plus tard le 5 Mai 2020.

    Aucune demande de renseignements téléphoniques ne sera reçue. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

    Il est entendu par les parties que le terme impact tel qu’il est utilisé ici fait référence aux résultats et non aux effets et conséquences à long terme.

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